”Les connexions Françaises” dans le Musée de Copenhague

Pour la première fois dans l’histoire, la Tour de France commence au Danemark!

Avec le Grand Départ le 1er juillet de la Rådhusplads (place de l’hôtel de ville), juste derrière le Musée de Copenhague. Nous sommes enchantés et avons trouvés des objets dans le musée qui ont des connexions françaises de quelque sorte.

L’habit fait le moine. Pantoufle de dame avec talon rouge

Cette belle pantoufle datant des années 1660 à 1670 a été retrouvée pendant les fouilles de la Rådhusplads. Dans la Copenhague autocratique du 17ème siècle, il était important de signaler son statut avec ses vêtements et ses manières de vivre. Le talon rouge signifiait un statut élevé et cette tendance de mode est devenue très populaire après que le Roi Soleil, Louis XIV., ait interdit à tous les non-nobles de porter le talon rouge. Cette interdiction ne s’appliquait qu’à la France, et ainsi, les habitants de Copenhague adoptèrent rapidement le talon rouge.

Le talon rouge a survécu jusqu’à aujourd’hui comme phénomène de mode et marque de luxe, entre autres chez le créateur des chaussures français Christian Louboutin.

Voyez la pantoufle dans la salle « Amalienborg »

La statue équestre de Jacques-François-Joseph Saly.

Depuis 1771, la statue équestre monumentale crée par Jacques-François-Joseph Saly, a été placée au milieu de la cour du château d’Amalienborg. Au milieu du 18ième siècle, une statue équestre était en tête de la liste de souhaits chez les monarques européens. Le roi danois voulait le plus qualifié des sculpteurs de l’époque pour sa statue, et choisit Jacques-François-Joseph Saly, sculpteur et peintre français. Il fallut 14 ans et 22 tonnes de bronze pour faire la magnifique statue de Frédéric V. Cela s’avéra également ne pas être une affaire bon marché : le patron, la « Compagnie Asiatique », finit par payer 500.000 louis pour cette splendeur, ce qui correspond à cinq fois plus que la somme payée pour un seul des nouveaux palais à Amalienborg. Cela provoqua beaucoup de mécontentement parmi les investisseurs de la « Compagnie Asiatique ». Mais enfin, Frédéric V. reçut sa statue et nous pouvons en profiter aujourd’hui.

Voyez la pantoufle dans la salle « Amalienborg »

Le premier bombardement terroriste dans l’histoire universelle. La grenade anglaise de 1807.

Pendant la nuit de 2 au 3 septembre 1807, des bombes et des grenades s’abattirent soudainement sur les habitants de Copenhague. Le Danemark était resté neutre pendant les guerres Napoléoniennes, mais l’Angleterre menaçait de bombarder Copenhague pour forcer le Danemark à choisir son camp entre la France et l’Angleterre. Le Danemark avait refusé de céder à leurs exigences jusque-là, mais le 2 septembre 1807, les forces anglaises commencèrent l’attaque. L’incendie causé par les missiles et les bombes fit environ 1600 victimes – et autant de blessés. Depuis, cet épisode est connu comme le premier bombardement terroriste du monde, puisqu’il a ciblé une population civile. Finalement, les Anglais ont renoncé à se saisir de la flotte danoise et le Danemark a formé l’Alliance franco-danoise de 1807 à 1814.

Dans une petite salle au 1er étage du Musée de Copenhague, se situe une des grenades anglaise à 9 ½ pouces et a l’air inoffensif – mais son histoire est tout autre.

Voyez la grenade anglaise dans la salle « Nikolaj Kirke »

Les vélocipèdes et la ville des bicyclettes

Au Musée de Copenhague, vous pouvez voir deux belles bicyclettes bien conservées, datant de 1889 et 1897 respectivement. Mais quand est-ce que le vélo prit la forme que nous connaissons tous si bien aujourd’hui ?

En 1817, l’Allemand Karl Friedrich Drais von Sauerbrohn construisit ce que nous appelons encore la draisienne. Mais ce fut seulement lorsque le Français Pierre Lallement attacha des pédales, que la bicyclette connut son succès. En 1869, le premier vélocipède arriva au Danemark – le nom avait été choisi au cours de la commercialisation de la draisienne en France et signifie « pied rapide ». Au Danemark, on les appelait « væltepeter », dit « Pierre renversé », car à cause de sa très grande roue, il était très difficile de ne pas se renverser lorsque l’on roulait avec.

C’est seulement en 1885 que l’on développa le modèle de la bicyclette que nous connaissons aujourd’hui. Elle a eu rapidement du succès et vers l’an 1900, les vélos ont commencé à vraiment façonner le paysage urbain de Copenhague. Les habitants de Copenhague ont vite adopté ce moyen de transport facile et on organisa des courses de bicyclette pour les jeunes dans les nouveaux boulevards de la ville. Aujourd’hui, le Danemark est connu comme l’une des plus grandes nations de cyclisme au monde – et avec la Tour de France et le Grand Départ de la Rådhusplads le 1er juillet 2022, Copenhague est sous le feu des projecteurs en tant que ville cycliste internationale.

Voyez les bicyclettes dans la salle « Rådhuspladsen »

Le Flâneur et les Boulevards

Vous le voyez par vous-même. L’élégant rêveur avec son haut chapeau et sa canne flâne et profite d’un agréable farniente sur les boulevards à la fin du 19ième siècle. Le meilleur endroit pour flâner était d’abord à Paris, mais après la construction des grands et beaux boulevards sur le terrain des fortifications anciennes à Copenhague, suivant le modèle Parisien, le Flâneur a aussi trouvé sa place à Copenhague. La largeur des trottoirs des boulevards créa aussi de la place pour de nouveaux cafés-terrasses. Le Flâneur se promène calmement sur les boulevards de la ville, ayant l’opportunité de voir et d’être vu. C’était aussi une occasion pour la classe supérieure de se montrer dans les rues de la ville. Un flâneur danois bien connu était l’écrivain et journaliste Herman Bang, que vous pouviez rencontrer tous les jours en promenade. Avec l’arrivée des voitures et des taxis, le flâneur a lentement disparu de l’image des rues.

Voyez le flâneur et ses accessoires dans la salle « Nikolaj Kirke »